• Il est temps d'agir maintenant.
  • Des milliers de pratiquants de Falun Gong en Chine sont tués pour leurs organes.

Enquêtes et preuves

GENOCIDE MEDICAL

3 août 2017 11:49

Un crime contre l’humanité, une corruption monstrueuse de l’éthique médical, « génocide médical » est un documentaire de 20 minutes qui illustrent les preuves de prélèvements forcés d’organes en Chine depuis des années.

Le tourisme de transplantation en Chine : une perspective historique

23 octobre 2016 8:32

Article extrait de Epoch Times

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Au fil des 15 dernières années, la Chine est devenue un point de convergence international de la transplantation d’organes. Comme nulle part ailleurs, la Chine offre aujourd’hui aux patients du monde entier une garantie de transplantation à prix compétitifs, aux délais d’opération et d’hospitalisation courts et à des temps d’ischémie des plus réduits. Pour ce faire, la Chine a instauré depuis longue date un système organisé et lucratif de prélèvements forcés d’organes sur des prisonniers exécutés – un phénomène unique au monde. Epoch Times a voulu étudier, dans une perspective historique, les facteurs qui ont conduit au développement de cette industrie.

À la lecture de la documentation disponible, il nous apparaît que l’histoire de la transplantation en Chine peut être divisée en trois périodes distinctes. La première période en est une d’expérimentation au cours de laquelle les premières transplantations furent réalisées dans les années 1960 et 1970 avec l’aide de personnel médical étranger, selon un rapport de Human Rights Watch (HRW), intitulé Organ Procurement and Judicial Execution in China, publié en 1994. La science de la transplantation n’étant alors que très peu développée, le taux de survie des patients était – comme dans tous les autres pays du monde – très bas.

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La deuxième période en est une de collaboration formalisée entre les instances médicales, policières, judiciaires et carcérales de manière à jeter les bases d’un système de prélèvements forcés d’organes sur des prisonniers exécutés au cours des années 1980 et 1990. Puis, la troisième période prend assise au début des années 2000 avec la répression du Falun Gong et est marquée par le développement d’une véritable industrie de la transplantation en Chine. Les deux dernières périodes seront examinées ici de plus près.

Les années 1980 et 1990

Plusieurs facteurs auraient contribué à la croissance du secteur de la transplantation en Chine à partir des années 1980. D’abord, la découverte de la Ciclosporine A – un immunosuppresseur inhibant la tendance naturelle du corps à rejeter un corps étranger – fut l’une des plus grandes avancées scientifiques. Introduite en Chine au milieu des années 1980, elle augmenta significativement le taux de survie des patients transplantés, le faisant passer de 50 % avant sa découverte à 80 % en 1987 et à plus de 90 % en 1991, selon les autorités médicales chinoises citées dans le rapport de HRW de 1994.

Aussi, le 9 octobre 1984, l’État chinois formalisa l’utilisation des organes des prisonniers exécutés en adoptant le Règlement temporaire concernant l’utilisation des corps ou organes en provenance de criminels exécutés à l’attention de la Cour Suprême Populaire, du Parquet Populaire Suprême et divers ministères. Les conditions prévoient que les corps peuvent être utilisés s’ils ne sont pas réclamés ou si les criminels ou leurs familles ont consenti à le donner. Finalement, le Règlement stipule que « l’utilisation de corps ou d’organes de criminels exécutés doit être tenue strictement secrète et qu’une attention particulière doit être portée à éviter toute répercussion négative » (traduction libre), suggérant des pratiques condamnables. Ce règlement est toujours en vigueur aujourd’hui.

De concomitance, une série de campagnes nationales contre la criminalité (yanda ou « frapper fort », « sévère répression ») fut menée à partir de 1983 en Chine et conduisit à une augmentation significative du nombre de personnes incarcérées et, par conséquent, de donneurs potentiels d’organes, selon le même rapport de HRW. Des milliers d’exécutions auraient été réalisées en quelques mois, selon des rapports d’Amnesty International de 1996 et 1997. On y relève une « propagande systématique, voire hystérique », de la part des médias de l’État, des « condamnations arbitraires » ainsi que « des procédures pénales accélérées entraînant […] une application disproportionnée de la peine de mort à l’encontre des personnes défavorisées socialement ».

Au cours de cette période, il y aurait eu une augmentation de 150 % du type de crimes admissibles à la peine de mort en Chine. Les activités présumées séparatistes au Tibet et dans la région du Xinjiang figurèrent aussi sur la liste des crimes sanctionnés, selon la même source.

Finalement, au cours des années 1990, l’État chinois diminua graduellement le financement du système de santé publique, soit de 60 % à 42 % de 1990 à 2002, ce qui incita les hôpitaux à se tourner vers la vente des médicaments et la tarification des soins aux patients comme principales sources de revenus, note-t-on dans le rapport Bloody Harvest / The Slaughter : An Update de David Kilgour, Ethan Gutmann et David Matas, paru en 2016. Ainsi, la vente d’organes, le coût de la transplantation ainsi que le prix élevé de la nécessaire ciclosporine firent du secteur de la transplantation une option intéressante pour trouver de nouveaux revenus – d’autant plus que les devises étrangères avaient prix d’or à l’époque en Chine.

Ainsi, des milliers de patients fortunés de Hong Kong, Singapour et des pays limitrophes voyageaient en Chine pour y recevoir un organe : « Ce n’était un secret pour personne qu’il était possible d’éviter les longues listes d’attente pour obtenir un organe moyennant un certain montant en Chine », écrivait Amnesty International en 1995.

« Plusieurs auteurs suggèrent que des intérêts financiers soient, du moins en partie, à l’origine du refus de la Chine d’abolir la peine capitale »

Dès les années 1990, les organisations internationales de défense de droits de la personne relevèrent les grandes lacunes du système de droit chinois et la violation des principes d’éthique médicale. On mentionne que le choix des prisonniers à exécuter relève davantage de leur compatibilité avec les receveurs plutôt que de la nature de leur crime. Il y aurait eu une augmentation du nombre de transplantations au cours de cette période, passant de 840 à 1905 transplantations de 1988 à 1992, peut-on lire dans un article intitulé The use of organs from executed prisoners in China signé J.D. Briggs en 1996. Plusieurs auteurs suggèrent aussi que les intérêts financiers décrits précédemment soient, du moins en partie, à l’origine du refus de la Chine d’abolir la peine capitale.

Période post-1999

La troisième période de transplantation en Chine commence au tournant des années 2000 et prend assise avec le début de la persécution de la méthode de méditation Falun Gong en 1999. Au cours de cette période, on note une croissance bien plus rapide de l’industrie de la transplantation par rapport aux décennies précédentes. Par exemple, le nombre d’hôpitaux réalisant des transplantations passa de 98 à 150 de 1983 à 1999 – soit une augmentation de 53 %. Or, pour la période de 1999 à 2006, ce nombre passe de 150 à 600 hôpitaux – soit une augmentation de 300 %, selon les chiffres publiés par HRW en 1994 et K.C. Allison et ses collègues dans un article intitulé Historical development and current status of organ procurement from death-row prisonners in China en 2015.

« Le nombre d’exécutions est un secret d’État en Chine, et donc le sont aussi les données relatives au nombre de transplantations d’organes »

La méditation bouddhiste Falun Gong (aussi appelée Falun Dafa) avait été introduite en Chine en 1992 et avait connu une grande popularité. Selon les statistiques du gouvernement chinois, la Chine comptait entre 70 à 100 millions de pratiquants de Falun Gong au cours des années 1990. En 1999, croyant arriver à éradiquer la pratique en trois mois, une sévère persécution fut lancée par le secrétaire du Parti communiste chinois d’alors, Jiang Zemin, conduisant à la détention de milliers de personnes. En 2007, lors de sa mission en Chine, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture estimait que 66 % des prisonniers torturés en Chine étaient des pratiquants de Falun Gong.

Le nombre d’exécutions est un secret d’État en Chine, et donc le sont aussi les données relatives au nombre de transplantations d’organes. Ainsi, étant donné la falsification ou l’omission partielle ou complète de données sensibles, l’étude attentive des statistiques de transplantation en Chine est, pour n’importe quel observateur étranger, un véritable casse-tête, explique Kilgour et ses collègues dans leur rapport de 2016. Or, selon la même source, ce serait jusqu’à 1,5 million de transplantations qui auraient été réalisées depuis 15 ans en Chine, soit de 60 000 à 100 000 transplantations par année – un taux près de dix fois supérieur aux estimations réalisées par ces auteurs en 2007 et 2014.

En effet, à travers les 680 pages du rapport, les auteurs examinent les données issues de près de 900 hôpitaux ou centres de transplantation en Chine. On y analyse : le volume du personnel médical affecté à la transplantation, la formation de nouveaux médecins, les collaborations universitaires et les publications scientifiques, le développement des infrastructures (construction d’hôpitaux, d’ailes, nombre de lits) et les montants investis, la recherche et le développement de technologies de transplantation et d’immunosuppresseurs, les reconnaissances décernées aux chirurgiens prolifiques, les déclarations publiques, etc. À la lecture de ce rapport, on peut comprendre que l’industrie de la transplantation en Chine représente beaucoup, beaucoup d’argent.

Or, en raison de croyance confucéenne, le don d’organes n’est pas une pratique culturellement intégrée en Chine

Aujourd’hui

À la suite de la pression de la communauté internationale envers la Chine pour cesser le prélèvement d’organes de prisonniers exécutés, notamment après l’adoption de la Déclaration d’Istanbul en 2006, la Chine a mis en place des initiatives dont le China Organ Transplant Response System (COTRS) en 2013. Il s’agirait de la mise en place d’un système national de dons volontaires d’organes – une initiative qui fut d’ailleurs rapidement saluée par l’une des grandes sociétés de transplantation, la Transplantation Society (TTS). Or, en raison de croyance confucéenne, le don d’organes n’est pas une pratique culturellement intégrée en Chine ; il n’y aurait eu qu’un total de 130 donneurs d’organes décédés, de 1977 à 2009, selon l’article d’Allison cité plus haut. Comment un système national de dons volontaires d’organes peut-il fonctionner sans don d’organes ? En examinant de plus près les déclarations du directeur du COTRS et vice-ministre de la Santé, Huang Jiefu, on peut lire, dans plusieurs médias, une citation semblable à celle du 28 janvier 2015 dans le People’s Daily : « Les prisonniers condamnés sont aussi des citoyens. La loi ne les prive pas de leur droit à donner leurs organes. Si les prisonniers condamnés veulent racheter leurs crimes en donnant leurs organes, ils devraient être encouragés. »

Une véritable industrie de prélèvements d’organes en Chine

4 septembre 2016 22:42
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(De la gauche vers la droite) L’avocat canadien des droits de l’homme David Matas, l’ancien secrétaire d’État pour l’Asie-Pacifique David Kilgour et le journaliste d’investigation et auteur, Ethan Gutmann, ont pris part à une conférence de presse le jour de la publication de leur rapport mis-à-jour sur les prélèvements d’organes en Chine, le 24 juin 2016 à Ottawa. (Jonathan Ren/NTD Television)

Article extrait de Epoch Times

Il y a 10 ans, deux enquêteurs canadiens publiaient un rapport sur les prélèvements illégaux d’organes en Chine, si choquant que beaucoup ont eu du mal à le croire. Depuis lors, ils ont continué leur investigation et ont publié récemment leurs dernières mises à jour, dans un rapport détaillant l’industrie éclose en Chine autour des prélèvements forcés d’organes humains.

David Kilgour, ancien secrétaire d’État canadien et David Matas, avocat international des droits de l’homme, ont publié leur rapport initial en juillet 2006. Le 24 juin, tous deux sont retournés à Ottawa avec le journaliste d’investigation et auteur, Ethan Gutmann, pour publier leurs recherches mises à jour , dont les résultats font grimper le volume des transplantations forcés en Chine à 1,5 million.

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La source de ces organes n’est pas justifiée officiellement et le régime chinois affirme que seules 10 000 à 20 000 transplantations ont lieu chaque année au lieu des 100 000 estimées dans ce nouveau rapport de 817 pages.

Ce nouveau chiffre est basé sur des recherches tirées de milliers de documents « indiquant que l’échelle des transplantations d’organes est bien plus importante qu’elles n’étaient perçues auparavant, » a déclaré David Kilgour.

De plus, en dépit de plusieurs rapports et enquêtes de grande ampleur sur la question, cette pratique illégale et inhumaine n’a pas cessé depuis 10 ans.

«  Durant les 15 dernières années – comme vous le savez tous – à travers la Chine a existé du trafic et des prélèvements des organes sur les prisonniers de conscience chinois – majoritairement des pratiquants de Falun Gong, mais aussi des Tibétains, des Ouighours et quelques Chrétiens – dans le but de financer un commerce profitable et méprisable alimenté par de riches chinois et par le tourisme de transplantation d’organes » a déclaré Kilgour.

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Le Falun Gong, appelé aussi Falun Dafa, est une pratique de méditation présentée en Chine en 1992 et devenue très populaire en une courte période. Le gouvernement chinois a estimé leur nombre entre 70 et 100 millions en 1999. L’immense popularité de cette pratique traditionnelle est devenue une source d’inquiétude pour le dirigeant du Parti Communiste Chinois (PCC) de l’époque, Jiang Zemin, qui a lancé une campagne de persécution en 1999. Selon des sources infiltrées ayant reçu confirmation par un responsable, il aurait donné directement l’ordre d’utiliser les pratiquants de Falun Gong pour leurs organes.

Une industrie de plusieurs milliards d’euros
Les profits générés par la vente de ces organes sont de l’ordre de plusieurs milliards d’euros. David Matas a déclaré que les estimations étaient maintenant même plus élevés grâce aux chiffres réactualisés sur le volume des transplantations en Chine chaque année.

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« De plus, les prix ont augmenté avec le temps, en partie à cause de l’inflation et en partie parce que le régime chinois a voulu que ce travail reste dissimulé » a précisé Matas.

« Si vous utilisez simplement les anciens chiffres, nous parlons de 5 à 9 milliards d’euros de recette par an. Si nous tenons compte de l’augmentation du à la dissimulation, cela doit faire 11 milliards de d’euros et au-delà ; c’est énorme. Les hôpitaux eux-mêmes affirment que c’est leur première source de revenus, c’est ce qui les a poussé à continuer cette pratique. »

Ethan Gutmann a publié en 2014, « L’abattoir », l’aboutissement de sept années de recherches et d’enquêtes sur les prélèvements forcés d’organes en Chine sur les prisonniers de conscience. Il donne son point de vue sur le nombre de transplantations effectuées chaque année dans les hôpitaux chinois.

« En 2013, si j’avais donné une conférence avec un des David [Matas ou Kilgour] ou moi-même devant les chercheurs d’une université ou à d’Amnesty International en Europe, je leur aurais demandé d’aller chercher sur Google sur le site du ‘Centre de prélèvements d’organes de Tianjin’. Voilà ce qu’il serait arrivé. Ils y auraient trouvé en anglais, une publicité pour le centre de transplantations, pour inciter les étrangers à venir en Chine. Elle aurait : ‘Nous sommes les meilleurs dans les transplantations de cœur et de poumons’ » a déclaré Gutmann.

« Cela montre que la Chine fait publiquement de la publicité sur le web sur des organes qu’ils possèdent en stock pour la transplantation. Ils ont soi-disant interdit toutes les prélèvements d’organes après le rapport [initial] de Kilgour-Matas. Mais, bien entendu, ils ne l’ont pas fait. Ils ont continué à en faire la publicité, simplement de manière plus discrète. »

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Des enquêtes de différentes sources, y compris les publicités en ligne et les communications internes à l’établissement, ont montré que l’hôpital de Tianjin avait 500 à 700 lits dédiés aux transplantations avec des taux d’occupations de 100 à 131 %. Il affirmait à cette époque avoir mis des patients dans des hôtels dû au manque d’espace.

Ethan Gutmann a déclaré avoir estimé le nombre de transplantations d’organes dans ce seul hôpital, à un minimum de 5 000 transplantations par an. On estime de même qu’un autre hôpital important, l’hôpital 309 de l’Armée de Libération du Peuple à Pékin effectuerait près de 4 000 transplantations par an. Prenant en compte le fait qu’il y a 146 hôpitaux certifiés par le Ministère Chinois de la Santé capables d’effectuer des transplantations, les auteurs du rapport ont pu estimer le taux annuel de transplantations en Chine.

Dernières mises à jour
En plus des mises à jour sur le volume des transplantations impliquées, le nouveau rapport se focalise sur plusieurs autres domaines.

Le rapport considère la dissimulation des prélèvements forcés d’organes par le PCC et les tentatives de dissimulation du nombre de transplantations de personnes à l’hôpital. Le rapport explore aussi les facteurs clés derrière ses volumes, la structure que le régime a construite autour des prélèvements d’organes, les personnes coupables de ces faits et les déclarations du PCC sur les récentes réformes de la transplantation en Chine. Le rapport parle aussi de la plastination, impliquant le remplacement des fluides corporels d’un cadavre par des polymères, pour le montrer dans les expositions.

« Il existe des preuves convaincantes que les pratiquants de Falun Gong sont tués à la fois pour la plastination et comme sources d’organes. La preuve soutenant chaque abus est aussi la preuve soutenant d’autres abus, » a déclaré Matas.

Un problème d’approvisionnement
Le problème des abus dans le domaine de la transplantation en Chine ne peut être résolu en interrompant le flot de personnes s’y rendant pour les opérations, a déclaré Matas. « Nous pouvons mettre entièrement fin au tourisme de transplantations en Chine alors que les abus des transplantations d’organes en Chine pourrait encore continuer. »

Cependant, les nations de la communauté internationale ont l’obligation de faire ce qu’elles peuvent pour éviter d’être complices de ces abus, a-t-il déclaré […].

Kilgour et Matas ont tous deux requis des visas pour la Chine pour y mener des enquêtes approfondies sur la question, mais leurs demandes ont été refusées.

1,5 million de Chinois tués pour leurs organes

1 juillet 2016 10:00

Un article bouleversant a été publié sur le journal Epoch Times le 27 juin dernier, le constat de faits horribles qui laisse sans mot, et qui durent depuis plus d’une quinzaine d’années en Chine.

Un grand merci à ces grands hommes qui ont levé le voile sur ces atrocités ; Messieurs David Matas, David Kilgour et Ethan Gutmann

 

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Un nouveau rapport de plus de 800 pages analyse en détail comment la Chine a bâti une vaste industrie de transplantation d’organes par un système de prélèvements non consentis sur les prisonniers de conscience – globalement des pratiquants de Falun Gong.

 

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En Chine, les chirurgiens en transplantation sont submergés d’organes humains. Certains d’entre eux se plaignent de faire des journées de 24 heures non-stop, pour effectuer des greffes d’organes. D’autres assurent qu’ils ont un stock d’organes fraîchement récoltés – juste au cas où. Certains hôpitaux peuvent même se procurer les organes nécessaires en seulement quelques heures, tandis que d’autres annoncent avoir transplanté deux, trois ou quatre « nouveaux organes » à la suite, lorsque la première transplantation avait échoué.

Voir les infographies de l’article :

Tout cela se passe en Chine depuis plus d’une décennie, sans aucun système de don d’organes volontaire et avec seulement quelques milliers de prisonniers exécutés – la seule source d’organes officielle selon le régime chinois. Lors de conversations téléphoniques, des médecins chinois ont signalé que la vraie source des organes était un secret d’État. Pendant ce temps, les pratiquants de Falun Gong disparaissaient en grand nombre et ceux qui en ont réchappé ont déclaré avoir été soumis à des tests sanguins au cours de leur détention.

Un rapport sans précédent, publié le 22 juin dernier par une équipe de chercheurs déterminés, révèle en détail l’écosystème de centaines d’hôpitaux et installations de transplantation, fonctionnant en toute quiétude depuis les années 2000.

Selon le rapport, l’ensemble de ces installations a eu une capacité permettant d’effectuer entre 1,5 et 2,5 millions de transplantations au cours des 16 dernières années. Les auteurs estiment que le chiffre réel se situe entre 60 000 et 100 000 greffes par an depuis 2000.

« La conclusion finale de cette nouvelle étude, et de tout notre travail antérieur, est que la Chine est engagée dans un massacre de masse d’innocents », a déclaré l’avocat des droits de l’homme David Matas, co-auteur du rapport, lors de sa présentation au National Press Club de Washington le 22 juin dernier.

Le rapport intitulé Bloody Harvest/The Slaughter : An Update (ndlr. Prélèvements meurtriers / Le Massacre. Mise à jour) se fonde sur les travaux antérieurs des auteurs. Publié peu de temps après l’adoption d’une résolution condamnant les prélèvements forcés d’organes en Chine par la Chambre des représentants des États-Unis, le rapport pose une question explosive : n’assiste-t-on pas à l’heure actuelle en Chine à un génocide médical à grande échelle ?

Des profits énormes

L’hôpital général de l’Armée populaire de libération (APL), dont la tâche principale consiste à prodiguer des soins médicaux aux hauts responsables du Parti communiste et aux militaires, compte parmi les hôpitaux les plus avancés et les mieux équipés de Chine. Le nombre de transplantations d’organes effectué relève du secret militaire. Cependant, au début des années 2000, la plupart de ses bénéfices financiers provenaient de sa division clinique : l’hôpital 309.

« Ces dernières années, le centre de transplantation a été la principale unité médicale rentable, avec un revenu brut de 30 millions de yuans en 2006 et 230 millions en 2010 – soit une multiplication par huit du bénéfice en cinq ans  », peut-on lire sur le site web du centre. C’est-à-dire une augmentation de 4 à 31 millions d’euros.

« Des receveurs trouvent des organes compatibles dans les 72 heures. »

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L’hôpital général de l’APL n’a pas été le seul établissement médical à se saisir de cette occasion hautement lucrative. L’hôpital de Daping à Chongqing, une succursale de la troisième université médicale militaire, a également accru son profit en passant de 36 millions de yuans (5 millions d’euros) à la fin des années 1990 (lorsqu’il venait juste de commencer à effectuer des transplantations), à près de 1 milliard de yuans en 2009 (134 millions d’euros) – soit 25 fois plus.

Même Huang Jiefu, le porte-parole du ministère de la Santé chinois sur les transplantations d’organes, a déclaré en 2005 à la prestigieuse publication économique Caijing : « On constate que la transplantation d’organes devient un moyen de gagner de l’argent pour les hôpitaux. »

Comment ces exploits financiers ont-ils pu être obtenus à travers toute la Chine sur une période si courte ? Alors qu’il n’y avait pas de système de don d’organes volontaire, que le nombre de prisonniers condamnés à mort était en baisse et que le temps d’attente des patients désirant une transplantation se réduisait jusqu’à se mesurer en semaines, en jours ou même en heures… Tel est le sujet de ce nouveau rapport de 817 pages.

« C’est une recherche qui a été extrêmement difficile à mener », a conclu le professeur Li Huige du centre médical de l’université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et membre du conseil consultatif de l’ONG DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), après avoir étudié le rapport.

Le rapport contient une analyse détaillée de tous les centres de transplantation d’organes connus en Chine – il en existe plus de 700 – incluant le nombre de lits, le taux de fréquentation, le personnel chirurgical, les programmes de formation, les nouvelles infrastructures, le temps d’attente des receveurs d’organes, le nombre de transplantations annoncé, l’utilisation des médicaments antirejet, etc. En s’appuyant sur ces données, les auteurs ont estimé le nombre total de greffes effectuées. Plus d’un million.

Cette conclusion, cependant, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

« C’est un système gigantesque. Chaque hôpital a tant de médecins, d’infirmières et de chirurgiens. Cela n’est pas un problème en soi. La Chine est un grand pays », a expliqué le Dr Li lors d’un entretien téléphonique. « Mais d’où proviennent tous ces organes ? »

Des corps en captivité

Les organes destinés à la transplantation ne peuvent pas être prélevés sur des corps morts ou stockés dans un dépôt jusqu’à ce qu’on en ait besoin. Ils doivent être récupérés avant ou juste après la mort, puis être rapidement implantés dans un nouveau corps. Le délai est très court. Les questions logistiques qui accompagnent ce processus expliquent la complexité du problème de la compatibilité d’organes dans la plupart des pays. Hors de Chine, partout ailleurs, il existe des listes d’attente et des équipes dédiées pour encourager les membres de la famille des victimes d’accidents à faire don de leurs organes.

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Mais en Chine, on retient les prisonniers pour voler leurs organes et les vendre à des receveurs en attente de transplantation.

L’hôpital de Changzheng à Shanghai, le principal centre médical de l’APL, a confirmé avoir effectué « 120 greffes d’urgence de foie » à partir d’avril 2006.

Le vocable « greffes d’urgence de foie » se réfère à la situation d’un patient admis à l’hôpital dans un état critique et qu’un organe compatible a été trouvé quelques heures ou quelques jours après. Une telle situation est très rare dans les autres pays.

Mais l’hôpital de Changzheng a publié un article dans le Journal of Clinical Surgery, une revue médicale chinoise. Cet article vante son succès dans le domaine des greffes d’urgence. « Le temps d’attente de la greffe le plus court, pour un patient après son admission à l’hôpital, n’a été que de quatre heures », peut-on lire dans cet article.

Pendant la semaine du 22 au 30 avril 2005, l’hôpital a effectué 16 greffes de foie et 15 greffes de rein de ce type.

Le premier hôpital affilié de l’université de Zhejiang a publié un rapport du même genre, annonçant qu’entre début 2000 et fin 2004, 46 patients ont subi une « greffe d’urgence de foie » – les receveurs ont trouvé les organes d’un donneur compatible dans les 72 heures.

Même le registre officiel chinois de transplantation de foie, dans une série de diapositives présentant son rapport annuel de 2006, compare le nombre de greffes « sélectivement chronométré » avec les greffes d’urgence. En 2006, on comptait 3 181 transplantations « régulières » et 1 150 greffes effectuées dans des conditions d’urgence – soit un peu plus d’un quart du nombre total.

Ces phénomènes sont extrêmement difficiles, voire impossibles à expliquer en se fondant sur les déclarations officielles. Ils représentent les preuves prima facie de l’existence de « donneurs » retenus en captivité pour prélever leurs organes.

« C’est très bouleversant pour moi », a confié Wendy Rogers, bio-éthicienne australienne, dont l’ami proche souffrait d’insuffisance hépatique et qui avait besoin, pour rester en vie, d’une greffe dans les trois jours.

«  Elle a eu une chance extraordinaire d’avoir pu la faire pendant cette période limite », a déclaré le Dr Rogers.

« Mais faire 46 greffes à la suite ? Il est difficile de trouver une autre explication qu’un meurtre sur commande. »

Certaines parties du rapport, se référant aux témoignages des lanceurs d’alerte et aux documents médicaux chinois, indiquent que certains donneurs étaient encore en vie lorsque leurs organes ont été prélevés. Ainsi, un ancien officier de la police paramilitaire a été témoin d’une opération de prélèvement d’organes effectuée sans anesthésie sur une personne encore en vie. Un témoignage similaire provient d’un ancien employé médical de Jinan.

Ciblés pour l’extermination

Les auteurs du nouveau rapport, à partir des preuves antérieures et des nouvelles découvertes, expliquent que les premières victimes de ces prélèvements forcés sont les prisonniers de conscience – en majorité des pratiquants de Falun Gong.

Le Falun Gong est une discipline traditionnelle chinoise de l’école de Bouddha, devenue extrêmement populaire en Chine dans les années 1990. Il comprend des exercices méditatifs et des enseignements fondés sur les principes d’authenticité, de bienveillance et de tolérance. Le régime chinois a ouvertement soutenu le Falun Gong jusqu’à ce qu’une enquête révèle en 1999 que plus de 70 millions de Chinois pratiquaient cette discipline – un chiffre supérieur à celui des membres composant le Parti communiste.

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En juillet 1999, le dirigeant du régime chinois Jiang Zemin, envieux du succès rencontré par le Falun Gong, lance une campagne nationale visant à l’éradiquer. Rencontrant tout d’abord une opposition au plus haut niveau au sein du régime, il utilise la campagne anti-Falun Gong comme moyen de consolider son propre pouvoir dans le Parti. Par une campagne de terreur, il écarte les opposants, permettant ainsi à ses acolytes d’accroître leur pouvoir.

Les prélèvements d’organes, pour éradiquer les pratiquants de Falun Gong, ont commencé l’année suivante.

Bien que des preuves de ces atrocités existaient déjà depuis une dizaine d’années, le rôle central du régime chinois est alors devenu évident.

Les trois auteurs du rapport – David Kilgour, David Matas et Ethan Gutmann – ont déjà publié d’autres rapports sur le sujet, mais c’est la première fois qu’ils mettent en commun le résultat de leurs recherches. Ils ont eux-mêmes été interloqués par les résultats de leur enquête.

Ethan Gutmann est un journaliste dont le livre sur les prélèvements d’organes, The Slaughter, a été publié en 2014.

David Kilgour a été secrétaire d’État au Canada et David Matas est un avocat des droits de l’homme de renom ; ces deux derniers ont publié en 2009 le livre Prélèvements meurtriers, qui a suivi un premier rapport choc publié sous le même titre en 2006.

Au cours des dernières années, plusieurs chercheurs sur les prélèvements forcés d’organes ont souvent eu l’impression que l’ampleur de ces prélèvements avait considérablement reculé, ou qu’au moins les pratiquants de Falun Gong et les autres prisonniers de conscience n’étaient plus ciblés.

Or, les auteurs du rapport ont découvert que ce ne n’était pas le cas. « Ils ont créé un mastodonte », a précisé Ethan Gutmann. « Nous voyons une machine gigantesque qu’ils n’arrivent probablement pas à arrêter. Je ne pense pas qu’il n’y ait que le profit derrière, je pense qu’il y a aussi l’idéologie, le meurtre de masse et la dissimulation d’un crime atroce – et le seul moyen pour le cacher, c’est de continuer à tuer les gens qui sont au courant. »

La partie principale du rapport consiste en un compte rendu sur chaque hôpital en Chine, connu pour effectuer des greffes d’organes. Sur les 712 hôpitaux identifiés dans le rapport, 164 font l’objet d’une enquête spécifique et détaillée.

Les centres de prélèvement

L’hôpital général de Nankin, dans la région militaire de Nankin, est traité sur deux pages. Le rapport mentionne la carrière prolifique de Li Leishi, le fondateur du centre de recherche sur le rein (il existe même un document officiel du Parti communiste qui rend obligatoire l’étude du « modèle » qu’il a établi). Li Leishi a été chargé par le régime de développer le plus rapidement possible l’un des centres de transplantation rénale les plus importants du pays.

Dans une interview de 2008, Li Leishi, alors âgé de 82 ans, a révélé que dans le passé il procédait généralement à 120 transplantations rénales par an, mais qu’il n’en faisait maintenant plus que 70. Un autre chirurgien en chef est présenté comme effectuant « des centaines de transplantations de rein par an » à partir de 2001. Avec onze chefs et six chirurgiens associés engagés dans les transplantations de rein, la somme totale des transplantations annuelles serait d’environ 1 000, selon le rapport.

Un nombre impressionnant de transplantations de ce type apparaît à plusieurs reprises dans le rapport.

À l’hôpital général de Fuzhou, également dans la région militaire de Nankin, le Dr. Tan Jianming a personnellement dirigé 4 200 transplantations jusqu’en 2014, selon sa biographie disponible sur le site Internet appartenant à l’Association chinoise de docteurs en médecine.

L’hôpital de Xinqiao, affilié à la troisième université médicale militaire, dans le sud-ouest de Chongqing, passe pour avoir réalisé 2 590 transplantations jusqu’en 2002, allant jusqu’à 24 transplantations par jour.

Zhu Jiye, le directeur de l’Institut de transplantation d’organes de l’université de Pékin, a déclaré en 2013 : «  Il y a eu une année durant laquelle notre hôpital a effectué 4 000 transplantations de foie et de rein. »

Dans un article publié dans le Medical Journal of the Chinese People’s Armed Police Forces (ndlr. Journal médical de la Police armée du peuple) en juin 2004, un graphique montrait que l’hôpital de l’Amitié de Pékin ainsi que l’hôpital Nanfang de Guangzhou ont conduit plus de 2 000 transplantations rénales à la fin de l’année 2000. Trois autres hôpitaux ont également dit en avoir effectué plus de 1 000 à la fin de la même année. La plupart de celles-ci ont été menées en près d’un an seulement, étant donné qu’à la fin des années 1990, la transplantation en Chine était très peu développée.

Hôpital après hôpital, article après article, les chiffres révélés sont tous de cette ampleur. À l’appui : des publications officielles, des discours, des lettres d’information internes, des sites internet d’hôpitaux, des revues médicales, des rapports de média et plus encore.

Sans exception, ces hôpitaux ont commencé à annoncer de tels chiffres au début des années 2000. Le développement d’énormes infrastructures de transplantation et de programmes de formation chirurgicaux ont commencé à être rapportés peu après le début de la persécution du Falun Gong.

Une machine d’État à tuer

La ligne officielle du régime chinois sur la source des organes a changé au fil du temps. En 2001, lorsqu’un premier dissident sortant de Chine a affirmé que le régime utilisait des prisonniers condamnés à mort comme sources d’organes, le porte-parole officiel du Parti l’a nié, en expliquant que la Chine se basait essentiellement sur des donneurs volontaires.

En 2005, les officiels ont commencé à faire entendre qu’il s’agissait bien de prisonniers condamnés. Après que des allégations de prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants de Falun Gong ont été rendues publiques en 2006, les officiels chinois ont insisté sur le fait que la source d’origine était constituée de prisonniers condamnés à mort qui auraient consenti à faire don de leurs organes après leur mort.

« La conclusion de cette nouvelle étude est que la Chine est engagée dans un massacre de masse d’innocents. »

David Matas

Mais une terrible conclusion est lentement apparue au fil de l’enquête – qui rassemble près de 2 000 annotations : cette industrie tout entière a été délibérément créée, presque du jour au lendemain, juste après qu’une nouvelle production d’organes a été mise à disposition.

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Cela est induit par l’immense investissement de l’État dans cette industrie, aussi bien au niveau central que local. Au commencement, dans les années 1990, le système de soins chinois était largement privatisé, l’État ne payait que les infrastructures tandis que les hôpitaux devaient s’autofinancer.

Le centre de transplantation de foie de l’hôpital Renji a vu une augmentation croissante du nombre de lits pour les transplantations  : de 13 en fin 2004, à 23 deux semaines plus tard, passant à 90 en 2007 et jusqu’à 110 en 2014.

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En 2006, l’hôpital central de Tianjin s’est doté d’un bâtiment de 17 étages, avec 500 lits, uniquement destinés aux transplantations d’organes. Il y a de nombreux cas semblables ; le rapport contient des photographies de ces immenses bâtiments.

La transplantation d’organes est rapidement devenue une entreprise lucrative et les gouvernements centraux et locaux ont soutenu la recherche et le développement, la construction d’immenses nouvelles installations de transplantations et le financement des programmes de formation des médecins, dont la formation à l’étranger de centaines de chirurgiens de transplantation.

Une industrie entière de médicaments anti-rejet a été mise sur le marché, tandis que les hôpitaux chinois ont commencé à développer leurs propres substances de conservation, des produits chimiques dans lesquels les organes étaient gardés en attendant d’être transportés entre le donneur et le receveur.

Comme le centre de transplantation associé à l’université médicale de Chine à Shenyang le dit sur son site Internet : « Pour être habilité à effectuer un si grand nombres d’opérations chirurgicales de transplantations d’organes chaque année, nous devons adresser tous nos remerciements au soutien donné par le gouvernement. En particulier la Cour populaire suprême, le Parquet populaire suprême, le système de Sécurité publique, le système judiciaire, le ministère de la Santé et le ministère des Affaires civiles qui ont promulgué conjointement des lois pour que l’acquisition d’organes reçoive le soutien et la protection du gouvernement. C’est une première dans le monde. »

Les auteurs du rapport n’ont pas voulu communiquer de chiffres précis sur le nombre de morts causées par les prélèvements forcés. Bien qu’il soit possible dans certains cas que plusieurs organes proviennent d’une seule victime, jusqu’en 2013 la Chine n’avait qu’un système ad hoc et localisé de recherche d’organes. Les chirurgiens chinois se sont aussi plaints du gâchis important dans l’industrie de la transplantation en Chine, où, bien souvent, un seul organe vient d’un seul donneur. Ainsi, si 60 000 à 100 000 opérations chirurgicales de transplantation ont été effectuées annuellement, le nombre de morts causées par les prélèvements forcés d’organes pourrait être de 1,5 million.

Comme il est dit dans un résumé sur l’industrie de la transplantation fin 2004 dans le China Medicine Report : « Actuellement, en raison du fait que la Chine n’a pas de système d’enregistrement interactif des organes, parfois il n’y a qu’un seul rein qui est pris à un donneur et de nombreux autres organes sont simplement gâchés ».

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David Matas, à la conférence de presse du 22 juin, a déclaré : « Le phénomène de plusieurs organes pris sur une seule personne a bien eu lieu, mais à une échelle statistiquement insignifiante. »

Selon Lan Liugen, directeur adjoint de l’hôpital N° 303 de l’APL de la province du Guangxi, au début 2013, il n’y avait que deux hôpitaux en Chine qui pouvaient se procurer et transplanter plusieurs organes venant d’un seul donneur. « De telles opérations chirurgicales sont la meilleure utilisation des ressources du donneur », s’était-il exprimé. « Actuellement seuls des pays comme les États-Unis, l’Allemagne et le Japon peuvent faire simultanément plusieurs transplantations d’organes venant du même donneur. »

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Prise de conscience

Récemment, la Chambre des Représentants des États-Unis a voté une Résolution exprimant sa préoccupation quant aux pratiques de la Chine, que les membres du Congrès ont qualifiées de« morbides » et « révoltantes ».

Un documentaire de 2015 intitulé Hard to Believe (ndlr, Difficile à croire), diffusé actuellement sur les chaînes de télévision publiques aux États-Unis, traite de la manière dont la question a été reçue dans les milieux du journalisme et de la médecine. La gravité de ce qui se passe en Chine depuis quinze ans commence seulement à être révélée. Wendy Rogers, la bio-éthicienne australienne, trouve que les gens ont des difficultés à saisir ce qui se passe.

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« J’ai dû l’expliquer en détail à une amie allemande qui est ausi bio-éthicienne, qui s’occupe de gérer de nombreux sujets internationaux », a fait part Wendy Rogers. «  Elle ne pouvait simplement pas me croire et m’a demandé : « Comment se fait-il que je ne sois pas au courant de cela ?

Le Massacre : meurtres de masse, prélèvements d’organes et la solution secrète de la Chine au problème de dissidents

21 décembre 2014 6:43

The Slaughter : Mass Killings, Organ Harvesting, and China’s Secret Solution to Its Dissident Problem (Le Massacre : meurtres de masse, prélèvements d’organes et la solution secrète de la Chine au problème de dissidents) est le dernier livre d’Ethan Gutmann.

Ethan Gutmann, auteur de The Slaughter: Mass Killings, Organ Harvesting, and China’s Secret Solution to Its Dissident Problem (Le Massacre: meurtres de masse, prélèvements d’organes et la solution secrète de la Chine au problème de dissidents) a été publié en août 2014 (Avec l’aimable autorisation d’Ethan Gutmann) Le jeudi 27 novembre, Ethan Gutmann débutait la promotion officielle en Grande-Bretagne de son nouveau livre The Slaughter: Mass Killings, Organ Harvesting, and China’s Secret Solution to Its Dissident Problem (Le Massacre: meurtres de masse, prélèvements d’organes et la solution secrète de la Chine au problème de dissidents) au Word Power Books d’Édimbourg.Ethan Gutmann, est un écrivain et journaliste américain, résidant à Londres. M. Gutmann, un analyste récompensé sur la Chine et co-auteur d’importantes publications, a passé ces sept dernières années à effectuer des recherches sur les prélèvements forcés d’organes encouragés par l’État chinois sur des prisonniers de conscience.

Cet enquêteur primé  s’est beaucoup intéressé à la Chine et aux droits de l’homme. Il est l’auteur de Losing the New China : Une histoire du commerce américain, entre désir et de trahison. Il a beaucoup écrit sur des questions relatives à la Chine pour des publications telles que le Wall Street Journal Asia, Investor’s Business Daily, Weekly Standard, National Review, and World Affairs journal. Il a fourni des témoignages et des séances d’information au Congrès des États-Unis, à la Central Intelligence Agencyau Parlement européen,  à la Société internationale pour les droits de l’homme de Genèveaux Nations Unies et devant les parlements d’Ottawa, Canberra, Dublin, Edimbourg et Londres.

The Slaughter est lhistoire, vue de de l’intérieur, du business de la transplantation d’organes en Chine et sa connexion macabre avec les camps de détention et les champs de massacres pour les dissidents arrêtés, en particulier les adhérents du Falun Gong.

Assassiner en masse des personnes belles et bien encore vivantesTelle est à la triste conclusion de cette enquête approfondie sur le programme secret de l’Etat chinois visant à se débarrasser de dissidents tout en profitant de la vente de leurs organes dans de nombreux cas destinés à de riches occidentaux. Basé sur des entretiens avec des fonctionnaires de police de haut rang et des médecins chinois qui ont tué des prisonniers sur la table d’opération, Ethan Gutmann a produit le compte rendu fascinant aboutissant à un nombre de morts qui va choquer le monde.

Lors de ses recherches, Ethan Gutmann a interrogé plus de 100 personnes, parmi lesquelles des victimes de la persécution du Falun Gong et des médecins repentants ayant travaillé pour les hôpitaux militaires chinois impliqués dans les prélèvements forcés d’organes.

Dans un âge où la compassion est à bout de souffre, Gutmann s’appuie sur une vérité simple : ceux qui ont pu revenir des portes de l’enfer ont des histoires à raconter. Et peu importe les bagages que le lecteur peut apporter, leurs idées préconçues de la Chine ne survivront pas au voyage…

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Sources :

 

 

Prélèvements meurtriers – Bloody Harvest

6 décembre 2014 18:16

David Kilgour et David Matas, Prélèvements meurtriers : deuxième rapport concernant les allégations de prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine,‎ 31 janvier 2007 (lire en ligne en anglais).

Le livre sera prochainement publié en français.

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Organes de l’Etat, abus de transplantations en Chine

6 décembre 2014 18:15


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David Matas et Torsten Trey, Organes de l’Etat : abus de transplantations en Chine, Marseille, La petite édition,‎ 10 juillet 2013 (ISBN 978-1927079119)

Introduction de Organes de l’Etat

L’objectif de la médecine est d’apporter des soins à ceux qui souffrent. Par le serment d’Hippocrate, les médecins s’engagent à ne pas faire de mal. Pourtant, en Chine, nous constatons la violation de ce principe éthique : on prélève de force les organes des prisonniers, y compris ceux des prisonniers de conscience. Ces prisonniers de conscience sont pour la grande majorité des pratiquants de Falun Gong, mais il y a aussi des Ouïgours, des Tibétains et d’autres encore.

Alors que les abus de transplantation d’organes existent dans de nombreux pays, la Chine présente une situation unique, celle d’un pays où les institutions de l’état elles-mêmes sont lourdement impliquées dans ces abus. Comment, en Chine, pouvons-nous arrêter le meurtre des innocents pour leurs organes ?

(suite…)